Accueil Date de création : 07/04/19 Dernière mise à jour : 08/07/18 19:10 / 94 articles publiés

Valse de mots...hésiter  (Carnet de jours) posté le vendredi 18 juillet 2008 19:10

C réer selon l’impression que toutes les choses s’envolent dans un dialogue rapide, alors choisir l’image qui guidera l’impression du jour, puis y revenir, choisir un chemin d’images, prendre une signature, la déposer, prendre une couleur, capter l’instant du désir, prendre un chemin, s’y risquer, choisir le risque de ne plus savoir, de n’avoir plus rien à dire, seulement faire, défaire l’écheveau de l’évidence, du récit donné, créer une entreprise, de recherches incertaines, hésiter...
Envie d'écrire, tout simplement. Tant de choses à dire, à déposer, à proposer, postposer, poster en fonction du temps donné, compté, escompté...
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Instants Vertiges  (Carnet de jours) posté le vendredi 19 octobre 2007 14:35

Je voudrais m’imprégner des vertiges,
              Venus des soifs communes.
                          Vous savez, quand j'entends la foule qui siffle,
                          Les corps qui se rejoignent et s’érigent
              Que je sens l'humain qui vibre, se déploie sur la ville.
De la rumeur insoumise,  le frisson qui émane
              Tremble le long de mon dos, le redresse et l'enlace.
Quand je m'émeus, quand je me bas, quand je m'oublie
Quand je rêve, quand je me crée, enfin je vis….
             

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Instants d'errance  (Carnet de jours) posté le samedi 13 octobre 2007 11:23

Je constate que mes plus beaux moments sont des errances. 

Des instants volés au temps et aux chemins, des instants l'air de rien, 

que je n'avais préparé, qu'aucun mot n'était venu devancer,

  comme on prévoit le bonheur, les yeux précédés d'espoirs que nul ne peut combler. 

Des instants qui peuvent tout parce que rien n'est à perdre. 

Des instants qui naissent en soi comme naît un roman, 

avec le crépuscule et ses visions, le silence et ses mondes, à portée de main. 

Rien n’apprête le bonheur.  

Le rien, ça ne s'appréhende qu'à partir du tout. Comme tout s'oublie, le rien et l'univers sont à recommencer. Sans cesse.

 

Mes plus beaux moments sont des errances. 

Un jour qui ne savait plus qu'il était jour. 

Une nuit, qui ne ressentait plus l'obscurité. 

Et moi, page blanche, qui avait à peine existé avant, 

qui aurait du mal à respirer après. 

Le bonheur se fout des buts, il n'a que des circonstances, 

des chemins faits pour les nuits blanches, une parole tue à quatre yeux. 

Il n'y a pas de mot qui convienne tout à fait au bonheur. 

La tristesse, la mélancolie, ont un langage bien à eux, 

des métaphores plein le ventre, pléthore de rimes et de synonymes. 

A croire qu'on apprend à parler dans le lexique du chagrin. 

Mais le bonheur, lui, se refuse aux mots, 

il n'y a que le silence de l'émotion pour l'entendre. 

Le bonheur ne tend ni n'attend, ne se nomme ni ne se prie, il est là, et vous accorde le monde. 

 

L'errance est ce monde à part, que nous craignons quand il est sous nos yeux, quand il est dans la rue, dans une bouteille de vin ou sous un duvet froissé. 

Le bonheur est sans logis, comme les hommes, de passage, de lieu en lieu, éphémère et passionné, comme les hommes. 

Le bonheur n'a rien dans les poches qui ne se compte, 

rien dans le coeur qui ne se solde, il est gratuit, 

ne consomme ni ne s'épargne, il tend la main, à l'autre et au ciel rouge, 

à la ville entière et à l'instant. Il mendie le jour.


L'errance est ce monde à part, dans nos crânes et ventres vides, 

qui les emplit, quand elle fait vibrer les branches du rêve, 

comme ce soleil sur les vagues, et ces miroirs entre nos rires.

 

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L'instant d'avant...d'après  (Carnet de jours) posté le dimanche 07 octobre 2007 22:10

Cet instant va filer. Ici ou ailleurs. Vous êtes maîtres de vos choix tout comme vous l'êtes de vos instants...


L'instant qui précède était un estropié. 

Les membres brisés, fanés, meurtris, 

essaient de se redresser, cherchent le sens sur lequel se reposer,

quelque chose d'un corps, se redresser, se ressentir.

 

L'instant qui précède était l'entracte du jour. 

  Un silence dans lequel attendrait l'impromptu. 

Une salle d'attente où le désir aurait pris demeure. 

D'y croire et d'y mourir.


L'instant dans lequel je me reflète 

 

est la seule langue à battre aux tempes de ce lieu. 

Un instant habité de mots tendres,

l'idiome où la nuit est venue me prendre par surprise.

Me taire pour espérer traduire. 

Tomber en moi jusqu'aux limbes nues, et lier, l'écorce au perdu.

 

 

 

L'instant qui suit sera un rescapé. 

  Il sera une petite mort où il fait bon vivre. 

Le feu pourra brûler, les cendres ont fait renaître le foyer.

Ce sera un instant bouche bée. 

Qui contemple dans sa gorge. 

Et avale des yeux, le rêve, les visages, le manque et puis ces mots.

 

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Ouverture au monde  (Carnet de Culture et Citations) posté le dimanche 30 septembre 2007 10:45

Je ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays.


Gandhi

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